Donc dans la famille Martin, nous avons la fille (moi),
le père (Mr Martin) et aujourd’hui nous avons tiré la carte cousine (Sarah). Je vous fais un
petit topo quand même. Donc Sarah Martin c’est un peu beaucoup moi (ou je suis un peu beaucoup elle, droit d’aînesse oblige) sauf qu’elle est aussi brune que je suis blonde et qu’on se ressemble
autant qu’une fille typée de l’Europe du nord peut ressembler à une fille typée de l’Europe du sud. Vous avez rien compris, c’est normal, je sais bien que vous en avez rien à battre de ma famille
mais ça va devenir plus intéressant, enfin je l’espère.
Comme je ne compte pas m’arrêter là avec les comparaisons et les métaphores, je continue, si ma vie sexuelle et sentimentale est une
sorte de croisade, la sienne est une épopée, et tout comme moi Sarah a connu son lot de garçons romantiques en diable. Vous avez sans doute remarqué la facilité qu’ont les garçons à sortir de
grandes phrases quand ils ont un but précis en tête (promis dans mon prochaine article j’arrête de tailler les mecs et je m’en prends aux filles, mais comme je fais également partie de la gente
féminine c’est plus difficile, car la plupart de leurs défauts, je les ai aussi). Par contre, vous connaissez peut être moins leur propension (j’avoue, j’ai regardé dans le dico pour ce mot là) à
avoir un sens de la formule qui peut en décontenancer (non, là je n’ai pas regardé le dico) plus d’une. Sarah (vous commencez à comprendre pourquoi j’ai pris la peine de l’introduire (oui j’aime
particulièrement les parenthèses ce soir, je me permets même la double parenthèse)) peut se vanter d’avoir entendu certaines des phrases qui pourraient se classer dans le top ten de la glauque
attitude.
Première anecdote, Sarah se met en couple avec un mec particulièrement repoussant (désolée Sarah on apprend tous de nos erreurs) qui non
content d’être moche s’avérera également particulièrement con. Il a osé dire à ma cousine que quand ils étaient en levrette il avait l’impression de faire l’amour à un homme à cause des
muscles et des poils, y’a-t-il plus belle déclaration d’amour ? Pour ceux qui ne connaissent pas Sarah, elle n’a rien d’un travesti. Ce jeune homme une fois séparée de ma cousine lui a tout de
même demandé s’il pouvait m’inviter à sortir, le tact personnifié !
Tout comme moi, Sarah met du temps à apprendre de ses erreurs et réitère les expériences afin d’être sûre que son jugement n’est pas faussé.
C’est ainsi qu’un matin elle se retrouve chez un barman qu’elle trouvait particulièrement craquant. Notre barman lui avoue qu’il a pris certaines substances illicites et de façon relativement
abrupte lui sort : « si tu es venue pour le sexe tu peux rentrer chez toi, j’arrive à rien quand j’ai pris de la drogue ». Enfin, c’est toujours bon à savoir.
Récemment Sarah me raconte sa nouvelle aventure, elle a rencontré Denis la malice mais avec 15 ans de plus et le lance pierre en moins
(Sarah tu ne te dis jamais que tu vaux mieux ?). Mais Denis n’a rien perdu de sa verve. Lors d’une performance buccale, Sarah sent qu’il va venir et se retire, (Denis a dû oublier que la moindre
des choses dans ces cas là c’est de prévenir.) mais monsieur se sent frustré et lui dit : « T’avales pas ? Tu perds des points. »
Sarah, plus je me lis, plus je me dis qu’il est temps qu’on se trouve un mec bien même si c’est que pour une nuit.
Le mot ne vous est sans doute pas
étranger mais quant à le définir ce n’est pas forcément évident. En gros avant nous avions les hétérosexuels, les homosexuels et même les bisexuels. Aujourd’hui il nous faut également compter
avec les métrosexuels. Pour faire simple, un métrosexuel quand vous le voyez et que vous lui parlez vous avez l’impression que c’est un gay mais en fait, non, il est hétéro.
Mais à quoi cela
peut-il bien servir me direz-vous ? Pas à grand-chose. A moins que vous rêviez d’une nouvelle copine qui soit en plus votre mec. Imaginez un mec qui soit plus passionné par le shopping que
vous, qui passe plus de temps dans la salle de bains que vous, qui vous pique vos jeans et vos produits de beauté, je ne sais pas pour vous mais pour moi c’est un pur cauchemar. C’est vrai qu’il
y a des avantages, enfin un mec qui se rendra compte que vous revenez de chez le coiffeur ou que vous avez acheté un nouveau haut, qui ne passera pas ses soirées devant le foot mais franchement
niveau excitation sexuelle on repassera. Moi un mec qui me vante les mérites d’une étoffe ou d’une crème antirides et qui porte de la fourrure c’est zéro sex appeal. Franchement je sais que je me répète mais un mec doit rester un mec, sincèrement je ne supporte pas plus les filles qui s’intéressent au
foot. Oui je suis une réac, en même temps j’oblige personne à me lire (à part mes amis, et oui j’en ai, enfin pas beaucoup quand même, mais quand on a un blog qui s’appelle j’aime pas les gens
c’est compréhensible).
Enfin voyons la
vérité en face, je n’ai rien contre les homosexuels mais les métrosexuels c’est quoi ce délire ?? Et après on s’étonne que je sois célibataire, en même temps une fois qu’on a fait le tri ils
sont où les mecs normaux ? La société est-elle en train de devenir folle ?
Il y a quelques
mois, alors que j’étais à l’étranger avec mon boulot, je suis sortie visiter la ville avec un et une collègues, c’est là que j’ai compris le sens du mot. On se retrouve dans le hall de l’hôtel,
le mec porte un blouson avec col en fausse fourrure et des ray ban aviateur, the fashion victim. Mais le pire c’est ça conversation « Non ce jean ne te mets pas en valeur, tu devrais plutôt
acheter cette marque, elle met les fesses en valeur. » ou bien « Tu devrais faire un balayage ça donnerais de la lumière à tes cheveux. » Et à la fin de la soirée j’ai eu droit à
un « tu veux sexer ? » On vit dans quel monde ?
Par j'aime pas les gens
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...Après ça je suis allée
de déboires en déboires. Comme avec le petit serpent pointu (là je fais un petit clin d’œil à mon meilleur pote, il adore cette histoire). Je suis sous la couette pour une petite séance de
galipettes quand je glisse la main jusqu’à l’objet de mon désir et là c’est le drame. Je me demande encore si je n’ai pas touché autre chose que le but initialement prévu. Je tombe sur
un truc comment vous dire niveau circonférence c’était plus ou moins le col d’une bouteille de vin (je deviens un peu marseillaise avec l’âge alors c’était peut être moins) mais ce n’est pas ce
qui m’a le plus choqué, le vrai problème venait plutôt du fait que ce que j’ai touché était pointu. Je n’ai pas vu, j’ai seulement senti mais ça m’a suffit (toute ma vie je garderais l’image d’un
sexe de chien). Du coup bien refroidi j’ai dû trouver une excuse dans la minute pour ne pas conclure l’affaire.
Bon là vous vous dites c’est pas possible elle invente, personne ne peut avoir une vie sexuelle aussi pourrie, hélas j’en suis la preuve
vivante et ce n’est pas tout.
Habituellement j’ai l’impression que les mecs attendent un peu pour se lancer dans les trucs vraiment glauques, tout comme nous les
filles on attend toujours un peu pour montrer notre côté chieuse, histoire de pas le faire fuir dès le premier jour. Mais j’en ai connu un il s’est lancé à peine dans les starting block. En
pleine action, je fais l’amazone, et il me dit « ça vient ! » (Oui, je sais, j’ai toujours aimé les grands romantiques), là je me dis bon c’était honnête. Mais le monsieur avait
une autre idée de la fin de nos ébats. Il m’attrape par les hanches, me pose à côté de lui sur le lit, retire le préservatif et se finit tout seul. Mon orgueil en a pris un grand coup mais sur le
moment je suis surtout restée bouche bée. Avant même que j’ai pu recadrer il me jette un chiffon et me dit « essuies-toi ! ». Je veux bien moi, mais de quoi ?...
...Bon je me remet de cette expérience foireuse et je reprend contact avec mon amour d’adolescence, là tout se passe bien, je découvre
le plaisir (eh non je ne suis pas frigide), quatre mois de passion, jusqu’au jour où (roulement de tambour) il me demande de faire l’amour devant Rocco, bon rien d’exceptionnel, j’avoue !
Même si je pensais qu’un mec se serait senti un peu petit à côté de Rocco. Le problème réel s’est présenté le lendemain quand au milieu d’un trip love il me sort « T’aimes ça
salope ! » Quel genre de mec peut croire que ce type de phrase excite une fille ??? A partir de ce moment j’ai eu plus l’impression d’être une poupée gonflable qu’une petite amie.
En plus ce charmant jeune homme s’est mis en tête de me faire le petit (j’ai pas l’impression d’être une fille coincée mais ça ce n’est pas une option) et c’est vite devenu une obsession. (Quand
est-ce que les mecs vont comprendre que non c’est NON ?)
De là j’ai une petite leçon de vie surtout pour vous messieurs : mes fesses, vous pouvez les regardez, les toucher no problem,
mais c’est sens interdit. Si vous trouvez une fille open tant mieux pour vous sinon faites vous une raison et arrêtez d’insister.
Donc l’amour d’adolescence on oublie, je bascule dans la majorité et là je me dis pourquoi pas un homme, un vrai ? Oublions les
petits cons (sauf que je ne savais pas encore qu’un con à vingt ans l’est toujours à trente) Donc new love story, je lui explique qu’il y a des endroits où c’est no way ! Je pose les bases
et c’est parti. Nouveau mec, nouveau trip bizarre bien sûr ! On rentre de boîte, 6h du mat, bien allumés et là il me demande si les menottes ça me branche. Moi jeune fille open à de
nouvelles expériences je dis pourquoi pas. Et là je veux que vous imaginiez le tableau, le mec tout nu debout dans sa chambre en train de sortir des menottes du tiroir et là sa mère qui entre
(oui je sais un mec proche de la trentaine qui habite encore chez sa mère j’aurais du me poser des questions, mais sincèrement les filles, on sait comment ça se passe…) L’alcool aidant je
n’ai vraiment eu la honte que le lendemain en croisant la maman dans la cuisine. Si ce n’était que ça bon on s’est tous tapé la honte devant nos parents ou ceux de notre partenaire. Mais pas
découragé pour deux sous le gaillard se glisse avec moi sous la couette, m’attache et me souffle à l’oreille « Dis moi que tu aimes être soumise ». J’ai décuvé d’un coup et j’ai trouvé
le trip menottes beaucoup plus glauque d’un coup. D’accord parfois je le cherche aussi parce qu’on a remis ça quelques fois jusqu’au jour où je le vois fouiller dans son tiroir, sortir de la
vaseline et commencer à m’enduire l’endroit nommé au dessus. Depuis j’évite les menottes j’avoue que je me suis un peu sentie comme le bébé phoque attaqué par le grand ours blanc...
Bon j’espère que je ne vais pas trop vous saoulez, mais
habituellement j’ai assez de succès avec ces histoires, malheureusement pour moi elles sont véridiques. Pour vous mettre dans l’ambiance je vais poser la vrai question qui me démange, est-ce moi
qui déclenche des pulsions sexuelles bizarres chez les mecs ou bien est-ce que je choisis vraiment mal mes partenaires sexuels ?
Je vais
commencer par le commencement : ma première fois. J’aurais du me poser des questions dès ce moment là mais bon il faut que jeunesse se passe. Je vous dresse le tableau vite fait, un type
rencontré dans une soirée avec des amis et une semaine après je saute le pas (pas de commentaires merci ! que celui qui n’a jamais pêché me jette la première pierre). Donc dans la phase
préliminaire le mec gentil, attentionné, tout le tralala… Pendant rien de vraiment notable jusqu’au moment où je lui demande de s’arrêter parce que j’ai mal et là ça commence à se gâter. Je
comprends que le romantisme est mort quand il me répond « attends j’ai presque fini » ! Mon grand étalon se lève pour retirer son petit bout de plastique quand je lui demande de me
prendre dans ses bras. Et pour être sûr d’achever le romantisme qui agonise au pied du lit il me rétorque « attends je retire le preso » ! Cinq minutes après ça mon poetic lover se
met à ronfler. Une première fois réussie, au moins je m’en souviendrais toute ma vie.
J’avoue dans cette histoire j’ai un seul tort j’aurais du mettre fin à l’expérience après ça, mais non je me suis accrochée. Deux mois
après me revoilà chez le loustic. Vu l’aperçu que j’avais eu j’espérais passer au travers du devoir conjugal. Raté ! Toujours rien de notable. Il finit son affaire (je commence à me demander
si je suis pas frigide) et là il m’achève « c’était bien pour te faire plaisir parce que j’avais pas envie » ! J’ai quand même fini la nuit sur le canapé parce qu’il a réussi à me
faire tomber du lit.
Je l’ai recroisé quelques années plus tard, une épave qui s’est mise à pleurer
après quelques verres de trop et qui m’a suppliée de l’emmener chez moi et là c’est moi qui l’ai achevé. (La vengeance est un plat qui se mange froid).
...