les hommes et moi

Mardi 17 février 2009

          Donc dans la famille Martin, nous avons la fille (moi), le père (Mr Martin) et aujourd’hui nous avons tiré la carte cousine (Sarah). Je vous fais un petit topo quand même. Donc Sarah Martin c’est un peu beaucoup moi (ou je suis un peu beaucoup elle, droit d’aînesse oblige) sauf qu’elle est aussi brune que je suis blonde et qu’on se ressemble autant qu’une fille typée de l’Europe du nord peut ressembler à une fille typée de l’Europe du sud. Vous avez rien compris, c’est normal, je sais bien que vous en avez rien à battre de ma famille mais ça va devenir plus intéressant, enfin je l’espère.
           Comme je ne compte pas m’arrêter là avec les comparaisons et les métaphores, je continue, si ma vie sexuelle et sentimentale est une sorte de croisade, la sienne est une épopée, et tout comme moi Sarah a connu son lot de garçons romantiques en diable. Vous avez sans doute remarqué la facilité qu’ont les garçons à sortir de grandes phrases quand ils ont un but précis en tête (promis dans mon prochaine article j’arrête de tailler les mecs et je m’en prends aux filles, mais comme je fais également partie de la gente féminine c’est plus difficile, car la plupart de leurs défauts, je les ai aussi). Par contre, vous connaissez peut être moins leur propension (j’avoue, j’ai regardé dans le dico pour ce mot là) à avoir un sens de la formule qui peut en décontenancer (non, là je n’ai pas regardé le dico) plus d’une. Sarah (vous commencez à comprendre pourquoi j’ai pris la peine de l’introduire (oui j’aime particulièrement les parenthèses ce soir, je me permets même la double parenthèse)) peut se vanter d’avoir entendu certaines des phrases qui pourraient se classer dans le top ten de la glauque attitude.
          Première anecdote, Sarah se met en couple avec un mec particulièrement repoussant (désolée Sarah on apprend tous de nos erreurs) qui non content d’être moche s’avérera également particulièrement con. Il a osé dire à ma cousine que quand ils étaient en levrette il avait l’impression de faire l’amour à un homme à cause des muscles et des poils, y’a-t-il plus belle déclaration d’amour ? Pour ceux qui ne connaissent pas Sarah, elle n’a rien d’un travesti. Ce jeune homme une fois séparée de ma cousine lui a tout de même demandé s’il pouvait m’inviter à sortir, le tact personnifié !
          Tout comme moi, Sarah met du temps à apprendre de ses erreurs et réitère les expériences afin d’être sûre que son jugement n’est pas faussé. C’est ainsi qu’un matin elle se retrouve chez un barman qu’elle trouvait particulièrement craquant. Notre barman lui avoue qu’il a pris certaines substances illicites et de façon relativement abrupte lui sort : « si tu es venue pour le sexe tu peux rentrer chez toi, j’arrive à rien quand j’ai pris de la drogue ». Enfin, c’est toujours bon à savoir.
          Récemment Sarah me raconte sa nouvelle aventure, elle a rencontré Denis la malice mais avec 15 ans de plus et le lance pierre en moins (Sarah tu ne te dis jamais que tu vaux mieux ?). Mais Denis n’a rien perdu de sa verve. Lors d’une performance buccale, Sarah sent qu’il va venir et se retire, (Denis a dû oublier que la moindre des choses dans ces cas là c’est de prévenir.) mais monsieur se sent frustré et lui dit : « T’avales pas ? Tu perds des points. »
          Sarah, plus je me lis, plus je me dis qu’il est temps qu’on se trouve un mec bien même si c’est que pour une nuit.

Par Léa
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Jeudi 27 mars 2008

            Le mot ne vous est sans doute pas étranger mais quant à le définir ce n’est pas forcément évident. En gros avant nous avions les hétérosexuels, les homosexuels et même les bisexuels. Aujourd’hui il nous faut également compter avec les métrosexuels. Pour faire simple, un métrosexuel quand vous le voyez et que vous lui parlez vous avez l’impression que c’est un gay mais en fait, non, il est hétéro.

            Mais à quoi cela peut-il bien servir me direz-vous ? Pas à grand-chose. A moins que vous rêviez d’une nouvelle copine qui soit en plus votre mec. Imaginez un mec qui soit plus passionné par le shopping que vous, qui passe plus de temps dans la salle de bains que vous, qui vous pique vos jeans et vos produits de beauté, je ne sais pas pour vous mais pour moi c’est un pur cauchemar. C’est vrai qu’il y a des avantages, enfin un mec qui se rendra compte que vous revenez de chez le coiffeur ou que vous avez acheté un nouveau haut, qui ne passera pas ses soirées devant le foot mais franchement niveau excitation sexuelle on repassera. Moi un mec qui me vante les mérites d’une étoffe ou d’une crème antirides et qui porte de la fourrure c’est zéro sex appeal. Franchement je sais que je me répète mais un mec doit rester un mec, sincèrement je ne supporte pas plus les filles qui s’intéressent au foot. Oui je suis une réac, en même temps j’oblige personne à me lire (à part mes amis, et oui j’en ai, enfin pas beaucoup quand même, mais quand on a un blog qui s’appelle j’aime pas les gens c’est compréhensible).

            Enfin voyons la vérité en face, je n’ai rien contre les homosexuels mais les métrosexuels c’est quoi ce délire ?? Et après on s’étonne que je sois célibataire, en même temps une fois qu’on a fait le tri ils sont où les mecs normaux ? La société est-elle en train de devenir folle ?

            Il y a quelques mois, alors que j’étais à l’étranger avec mon boulot, je suis sortie visiter la ville avec un et une collègues, c’est là que j’ai compris le sens du mot. On se retrouve dans le hall de l’hôtel, le mec porte un blouson avec col en fausse fourrure et des ray ban aviateur, the fashion victim. Mais le pire c’est ça conversation « Non ce jean ne te mets pas en valeur, tu devrais plutôt acheter cette marque, elle met les fesses en valeur. » ou bien « Tu devrais faire un balayage ça donnerais de la lumière à tes cheveux. » Et à la fin de la soirée j’ai eu droit à un « tu veux sexer ? » On vit dans quel monde ?

Par j'aime pas les gens
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Vendredi 29 février 2008
...Après ça je suis allée de déboires en déboires. Comme avec le petit serpent pointu (là je fais un petit clin d’œil à mon meilleur pote, il adore cette histoire). Je suis sous la couette pour une petite séance de galipettes quand je glisse la main jusqu’à l’objet de mon désir et là c’est le drame. Je me demande encore si je n’ai pas touché autre chose que le but initialement prévu. Je tombe sur un truc comment vous dire niveau circonférence c’était plus ou moins le col d’une bouteille de vin (je deviens un peu marseillaise avec l’âge alors c’était peut être moins) mais ce n’est pas ce qui m’a le plus choqué, le vrai problème venait plutôt du fait que ce que j’ai touché était pointu. Je n’ai pas vu, j’ai seulement senti mais ça m’a suffit (toute ma vie je garderais l’image d’un sexe de chien). Du coup bien refroidi j’ai dû trouver une excuse dans la minute pour ne pas conclure l’affaire.
 
Bon là vous vous dites c’est pas possible elle invente, personne ne peut avoir une vie sexuelle aussi pourrie, hélas j’en suis la preuve vivante et ce n’est pas tout.
 
Habituellement j’ai l’impression que les mecs attendent un peu pour se lancer dans les trucs vraiment glauques, tout comme nous les filles on attend toujours un peu pour montrer notre côté chieuse, histoire de pas le faire fuir dès le premier jour. Mais j’en ai connu un il s’est lancé à peine dans les starting block. En pleine action, je fais l’amazone, et il me dit « ça vient ! » (Oui, je sais, j’ai toujours aimé les grands romantiques), là je me dis bon c’était honnête. Mais le monsieur avait une autre idée de la fin de nos ébats. Il m’attrape par les hanches, me pose à côté de lui sur le lit, retire le préservatif et se finit tout seul. Mon orgueil en a pris un grand coup mais sur le moment je suis surtout restée bouche bée. Avant même que j’ai pu recadrer il me jette un chiffon et me dit « essuies-toi ! ». Je veux bien moi, mais de quoi ?...
Par Léa
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Vendredi 22 février 2008
...Bon je me remet de cette expérience foireuse et je reprend contact avec mon amour d’adolescence, là tout se passe bien, je découvre le plaisir (eh non je ne suis pas frigide), quatre mois de passion, jusqu’au jour où (roulement de tambour) il me demande de faire l’amour devant Rocco, bon rien d’exceptionnel, j’avoue ! Même si je pensais qu’un mec se serait senti un peu petit à côté de Rocco. Le problème réel s’est présenté le lendemain quand au milieu d’un trip love il me sort « T’aimes ça salope ! » Quel genre de mec peut croire que ce type de phrase excite une fille ??? A partir de ce moment j’ai eu plus l’impression d’être une poupée gonflable qu’une petite amie. En plus ce charmant jeune homme s’est mis en tête de me faire le petit (j’ai pas l’impression d’être une fille coincée mais ça ce n’est pas une option) et c’est vite devenu une obsession. (Quand est-ce que les mecs vont comprendre que non c’est NON ?)
 
De là j’ai une petite leçon de vie surtout pour vous messieurs : mes fesses, vous pouvez les regardez, les toucher no problem, mais c’est sens interdit. Si vous trouvez une fille open tant mieux pour vous sinon faites vous une raison et arrêtez d’insister. 
 
 
Donc l’amour d’adolescence on oublie, je bascule dans la majorité et là je me dis pourquoi pas un homme, un vrai ? Oublions les petits cons (sauf que je ne savais pas encore qu’un con à vingt ans l’est toujours à trente) Donc new love story, je lui explique qu’il y a des endroits où c’est no way ! Je pose les bases et c’est parti. Nouveau mec, nouveau trip bizarre bien sûr ! On rentre de boîte, 6h du mat, bien allumés et là il me demande si les menottes ça me branche. Moi jeune fille open à de nouvelles expériences je dis pourquoi pas. Et là je veux que vous imaginiez le tableau, le mec tout nu debout dans sa chambre en train de sortir des menottes du tiroir et là sa mère qui entre (oui je sais un mec proche de la trentaine qui habite encore chez sa mère j’aurais du me poser des questions, mais sincèrement les filles, on sait comment ça se passe…) L’alcool aidant je n’ai vraiment eu la honte que le lendemain en croisant la maman dans la cuisine. Si ce n’était que ça bon on s’est tous tapé la honte devant nos parents ou ceux de notre partenaire. Mais pas découragé pour deux sous le gaillard se glisse avec moi sous la couette, m’attache et me souffle à l’oreille « Dis moi que tu aimes être soumise ». J’ai décuvé d’un coup et j’ai trouvé le trip menottes beaucoup plus glauque d’un coup. D’accord parfois je le cherche aussi parce qu’on a remis ça quelques fois jusqu’au jour où je le vois fouiller dans son tiroir, sortir de la vaseline et commencer à m’enduire l’endroit nommé au dessus. Depuis j’évite les menottes j’avoue que je me suis un peu sentie comme le bébé phoque attaqué par le grand ours blanc...
Par Léa
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Mardi 12 février 2008
Quand je discute avec des filles célibataires c'est toujours la même question qui revient : les hommes ont-ils perdu leurs couilles? En effet, nous sommes loin d'être des célibataires désespérées mais même trouver un mec (potable) pour la nuit c'est devenu mission impossible. On dirait qu'ils ont peur de nous. smilies109.gif

Sincèrement, quand je fais le premier pas, ils s'enfuient en courant, et si j'attends qu'ils fassent le premier pas je risque de voir mes cheveux devenir gris. Là, vous vous dites que c'est parce que je suis moche tout simplement, merci beaucoup, ça remonte le moral. J'avoue que je me suis posée la question à force mais je pense que loin d'être un canon, je suis également loin d'être laide (non, non mes chevilles n'enflent pas!!!).

Moi ce que j'aime chez un mec c'est la confiance en soi, enfin pas trop quand même, parce que poussé à l'extrême c'est repoussant, mais un minimum. C'est pas gagné, sauf quand ils sont bourrés et là ils deviennent lourds surtout quand je suis à jeun. C'est peut être ça mon problème, faudrait que je me remette à boire. Donc maintenant quand on veut un mec il faut le faire boire? Mais c'était pas une technique de mec ça? C'est là où je veux en venir, nous jeunes femmes sommes nous en train de prendre la place des mecs ou bien est-ce eux qui la désertent et nous obligent à prendre la place vacante?

Je ne veux pas prendre cette place, je ne veux pas échanger les rôles, un mec est un mec, il faut qu'il l'assume. Je suis peut-être vieux jeu mais les mecs qui laissent trop de place à leur féminité c'est anti-sexy pour moi, je veux de la virilité, je veux du mâle!!!!
Mais attention comprenons nous bien je ne veux pas avoir un cocard tous les quatre matins parce que j'aurais dis un mot plus haut que l'autre, un homme peut être viril tout en étant respectueux.

En me relisant je me dis que peut être, le problème vient de moi, mais alors pourquoi ais-je autant d'échos dans la gente féminine? Messieurs soyez gentils (enfin pas trop) et reprenez votre place, je suis née avec un trou entre les jambes, je ne peux donc pas combler le vide que vous laissez.
Par Léa
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Mardi 5 février 2008
           Bon j’espère que je ne vais pas trop vous saoulez, mais habituellement j’ai assez de succès avec ces histoires, malheureusement pour moi elles sont véridiques. Pour vous mettre dans l’ambiance je vais poser la vrai question qui me démange, est-ce moi qui déclenche des pulsions sexuelles bizarres chez les mecs ou bien est-ce que je choisis vraiment mal mes partenaires sexuels ?

 

undefined Je vais commencer par le commencement : ma première fois. J’aurais du me poser des questions dès ce moment là mais bon il faut que jeunesse se passe. Je vous dresse le tableau vite fait, un type rencontré dans une soirée avec des amis et une semaine après je saute le pas (pas de commentaires merci ! que celui qui n’a jamais pêché me jette la première pierre). Donc dans la phase préliminaire le mec gentil, attentionné, tout le tralala… Pendant rien de vraiment notable jusqu’au moment où je lui demande de s’arrêter parce que j’ai mal et là ça commence à se gâter. Je comprends que le romantisme est mort quand il me répond « attends j’ai presque fini » ! Mon grand étalon se lève pour retirer son petit bout de plastique quand je lui demande de me prendre dans ses bras. Et pour être sûr d’achever le romantisme qui agonise au pied du lit il me rétorque « attends je retire le preso » ! Cinq minutes après ça mon poetic lover se met à ronfler. Une première fois réussie, au moins je m’en souviendrais toute ma vie.

J’avoue dans cette histoire j’ai un seul tort j’aurais du mettre fin à l’expérience après ça, mais non je me suis accrochée. Deux mois après me revoilà chez le loustic. Vu l’aperçu que j’avais eu j’espérais passer au travers du devoir conjugal. Raté ! Toujours rien de notable. Il finit son affaire (je commence à me demander si je suis pas frigide) et là il m’achève « c’était bien pour te faire plaisir parce que j’avais pas envie » ! J’ai quand même fini la nuit sur le canapé parce qu’il a réussi à me faire tomber du lit.

Je l’ai recroisé quelques années plus tard, une épave qui s’est mise à pleurer après quelques verres de trop et qui m’a suppliée de l’emmener chez moi et là c’est moi qui l’ai achevé. (La vengeance est un plat qui se mange froid).

...
Par Léa
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Lundi 4 février 2008
undefined Je me suis rendue compte que j'étais passée maître dans l'art de tailler les mecs mais toujours sans le faire exprès. Le pire c'est que le plus souvent je fais ça avec les mecs qui m'attirent (heureusement parfois il y en a un qui s'accroche.) Franchement, parfois il faut le vivre pour savoir ce que c'est que d'être blonde.

Il y a deux mois j'explique à ma cousine que je suis frustrée, elle se lance donc dans la recherche d'un de ses potes valables. Présentation lors d'un petit dîner et à la fin de la soirée on se retrouve tous les deux sur le pas de la porte : 
"Je te ramène à ta voiture?" "Non c'est bon je suis pas loin!" et là retrospectivement je me mets à la place du mec, et je me dis que ça craint! Heureusement ma cousine ne lâche pas l'affaire et elle participe activement à l'échange des coordonnées. On se retrouve sur msn et après quelques échanges il me demande ce que je fais dimanche. "Je sais déjà pas ce que je ferai dans une heure alors dimanche c'est de la science fiction pour moi." Si, si, c'est possible d'être aussi conne surtout que ce mec me faisait très envie. Ca c'est plutôt bien fini mais ça c'est une autre histoire.

J'ai atteint mon apogée le week end dernier, on fêtait l'anniversaire d'une amie, je propose d'emmener certaines personnes dans ma voiture pour se rendre au bar, là le type que je comptais mettre dans mon lit me demande une place, je lui réponds qu'il faut quelqu'un pour protéger la reine de la fête dans le métro (il l'a relativement mal pris surtout qu'il avait une entorse de la cheville...). Mais j'ai fait encore mieux dans le bar, je discute avec un type comme ça parce que je m'ennuyais un peu (je connaissais pas grand monde). Arrive l'heure pour moi de rentrer, je croise ce type et il me propose de me donner son numéro. "C'est pas la peine tu sais je t'appelerai pas." Et oui je suis plutôt directe comme fille mais on m'a dit ensuite que toutes les vérités n'étaient pas bonnes à dire. En même temps ça me saoulait de perdre du temps à sortir mon portable pour prendre un numéro que je ne voulais pas , il faut être pragmatique parfois, le temps c'est de l'argent.

Enfin il va falloir que j'affine ma technique de drague et que je tourne sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler parce qu'apparemment le coup de la douche froide ce n'est pas très efficace. 
Par Léa
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