Donc dans l'article précédent je vous narrais mes déboires avce la SNCF. Hélas, s'il n'y avait qu'elle, j'ai également eu à frayer avec le bus et là encore les anecdotes ne manquent pas. Durant un an matin et soir j'ai connu les affres, que vous connaissez certainement tous les jours, de la promiscuité (sauf que je suis plus handicapée que vous n'oubliez pas que je n'aime pas les gens). Entre les cahots monotones des matins gris il y eut quelques accidents de la circulation et pannes mécaniques.
Mais mon plus gros soucis avec le bus et parfois avec le train aussi provient bien des usagers ou bien des
personnes qui font tourner la machine. Mon histoire la plus marquante concerne un conducteur de bus avec qui j'avais sympathisé dans le cadre de mon travail, il me ramenait chaque jour chez moi
(un vrai gentleman), un jour il me propose une sortie badminton dans son club. Vraie fausse sportive je saute sur l'occasion de me décrasser un peu. Je ne sais pas trop comment d'une partie
de badminton il a réussi à faire une allusion à une douche (je savais pas que je transpirais autant). Je repars vite chez maman pour me protéger du grand méchant loup, mais le lendemain, me voici
à nouveau dans son bus. Et notre discussion toute innocente (lui : "tu vas faire quoi cette après-midi?" moi : "la sieste") a soudain basculé ( lui : "tu veux pas la faire avec moi?")
. Prise au dépourvu je lui répond "non je crois pas non" . Malheureusement j'ai le don de ne jamais choisir le ton adéquat dans ces situations et le monsieur de se vexer de mon refus. J'aimerais
bien savoir depuis quand il est de mauvais goût de répondre par la négative aux avances d'un homme. Heureusement, j'ai rapidement changé de ligne de bus pour me rendre sur mon lieu de travail,
parce que la situation devenait intenable.
Autre déboire lors de mes déplacements, j'étais bloquée en gare de Narbonne (à ça je la connais cette gare de Narbonne, ses courants d'airs, ses agents de comptoirs incapables, ses cheminots
fanatiques de sud rail...) à cause d'un retard de train. Je prend donc mon mal en patience en ouvrant mon bouquin sur un banc dans la gare quand un vieux beau de la pire espèce (vieux mais pas
beau) prend place à côté de moi. Imaginez vous il a le cheveu grisonnant limite gras attaché en queue de cheval, la chemise ouverte sur un torse velu dont les poils grisonnent et font des
bouclettes avec la chaine en or indispensable, le bide débordant... Une vrai caricature. Et le monsieur est entreprenant il me saoule pendant une demi heure pour que je le suive jusqu'à la plage
à côté de chez lui, j'aurais été un peu plus jeune je suis sûre qu'il me proposait des bonbons. Toujours est-il je finis par m'en débarrasser, et le train arrive, en faisant la queue pour
monter dans le wagon, je me retrouve à côté d'un jeune homme qui me demande si j'avais été importunée par le vieux pas beau. Juste une question s'il s'en est rendu compte pourquoi donc n'est-il
pas venu me poser la question quand cela était opportun c'est à dire au moment où il m'importunait?
Dans cette même gare j'ai connu l'expérience de ma vie avec une personne du guichet. Ma correspondance venait d'être annulée, rien d'exceptionnelle, sauf que je passais pour la première fois dans
cette gare que j'allais rapidement apprendre à maudire. J'étais très mécontente parce qu'avant de partir j'avais appelé la SNCF pour être sûr que mon voyage était maintenu de bout en bout et on
m'avait répondu par l'affirmative. Je me dirige donc d'un pas décidé vers le guichet et je commence à entreprendre la personne qui s'y trouve. Hélas, elle ne semblait pas comprendre le principe
de remboursement pour non respect des termes du contrat ( elle avait pas du aller bien loin dans les études celle-là). La conversation semblait bloquée entre nous, elle a alors baissé
le rideau au sens propre du terme et s'est fait la malle. J'en suis restée bouche bée, on me l'avait jamais faite celle là et on ne me l'a jamais refait d'ailleurs. Je pense que c'est quelque
chose qui ne peut arriver que dans la dimension parallèle de la gare de Narbonne.
Voilà pourquoi je pense que la SNCF me déteste et complote contre moi et pourquoi je ne me déplace jamais sans ma voiture. Au moins dans ma voiture je suis seule et donc bien
accompagnée!
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