Fût un temps où je n'avais pas encore le permis, puis où je n'avais pas assez d'argent pour payer l'essence pour
tous mes déplacements. Donc j'empruntais les transports en commun... Temps béni me direz vous où je n'avais pas encore rencontré "l'homme à son volant", et bien pas vraiment en fait. En écrivant
ces quelques lignes je pense à vous tous qui chaque matin et chaque soir vous pressez dans les couloirs nauséabonds du métro, vous faites écrasez les pieds dans le RER et vous retrouvez le nez
dans l'aisselle de votre voisin dans le bus.
Vous comprendrez à la fin de cet article pourquoi donc je choisi le fléau de nos routes plutôt que ceux des transports. Partons d'un postulat de départ simple, la SNCF ne m'aime pas, je sais
qu'il est très égocentrique de ma part de penser qu'une entité aussi grosse puisse m'en vouloir personnellement, mais après tout ce que je vais vous raconter peut-être serez vous plus enclin à me
croire. De plus je suis plutôt rancunière donc je leur nourris encore une haine profonde.
Commençons par le commencement , en tant que banlieusarde j'ai fait mes débuts très tard dans le RER et le métro aux alentours de 14 ans. Tout allait bien, l'attrait de la nouveauté...Les choses
ont commencé à se gâter à partir du moment où je me suis lancée dans les grandes lignes et ont connu leur apothéose avec le TER. Il faut savoir que je n'ai jamais pris les transports de l'île de
France avec régularité pour le lycée ou le boulot je ne connais donc pas les affres quotidiennes de ces moyens de transports, seul l'idée de la promiscuité me gêne.
Je débute donc ma mésentente avec la SNCF à 17 ans alors que je m'apprête à rejoindre mon chéri à l'autre bout de la France à 5h30 de train de là. Ma maman m'amène gentillement à la gare et là
c'est le drame 2h de retard en raison de la grève du service d'entretien des trains, rien de vraiment anormal. Après une petit entretien avec le service concerné à mon retour on me rembourse une
partie de mon billet. Je crois que tout à débuté à ce moment là, je ne crois pas depuis avoir fait un aller retour sans un incident. Ils ne m'ont rien épargné, grève, annulation de train, suicide
sur la voie (ou accident de personne dans leur jargon), chute de cathénaire sur la voie, alerte à la bombe, inondation, panne et je crois que j'ai gagné la palme d'or avec deux histoires:
Je monte dans le train qui vient d'arriver en gare, 10 minutes après nous ne sommes toujours pas reparti et là une annonce nous informe que nous avons perdu le conducteur de train, en effet il
aurait disparu, aurait-il roulé sous la table après un verre de trop après tout il est déjà 11h30 du matin.
Une autre fois il s'avère que mon train à 1 h de retard en gare de Perpignan alors que je dois rejoindre Toulouse où ma mère est hospitalisée. Le problème c'est que du coup ma correspondance à
Narbonne sera partie quand j'arriverai. C'est alors qu'une annonce nous informe que les passagers en direction de Toulouse doivent rester dans le train qui m'amène donc à Montpellier. Pour ceux qui
ne sont pas bon en géographie je simplifie: ces trois villes forment un triangle qui les séparent chacune plus ou moins de deux heures. Arrivée en gare de Montpellier, peu d'informations, je
commence donc à faire la queue au guichet ainsi que quelques compagnons d'infortune quand une personne nous demande de libérer la queue pour les clients qui veulent acheter leur billet (parce que
je suis pas une cliente, moi, heu je l'ai payé mon billet) . J'explique rapidement ma façon de penser à cette personne quant à son indélicatesse et je me dirige vers un autre comptoir
pour les modalités de remboursement . Au troisième comptoir j'en suis arrivée à pleurer pour obtenir ce que je voulais (c'est fou ce que les larmes d'une femme peuvent désarmer un homme!
).